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5 éléments déterminants pour l’avenir de la philanthropie au Canada

Mardi, 11 Octobre, 2016
Bulletin mensuel sur la recherche de subventions
Auteur invité
Connexion Subvention
Nouvelles sur le secteur
Suzanne Clark

Le soir du 27 septembre, plus de 150 dirigeants du secteur sans but lucratif et autres agents du changement ont discuté de l’avenir de la philanthropie et ont fêté le 50e anniversaire de Connexion subvention à la toute première Soirée du secteur organisée par Imagine Canada. Tenue à guichet fermé au Centre for Social Innovation à Toronto, cet événement s’inscrit dans une série de quatre Soirées du secteur mise sur pied par Imagine Canada, qui prévoit aussi des arrêts à Montréal, Vancouver et Calgary tout au long du mois d’octobre.

Entre rafraîchissements et desserts, le plat principal de la soirée est arrivé sous forme d’un panel d’experts discutant de l’avenir de la philanthropie. Le panel a été animé par Owen Charters, président-directeur général des Repaires jeunesse du Canada, et composé de :

  • Holly McLellan, directrice exécutive, Youth and Philanthropy Initiative (YPI)
  • Bobby Sahni, partenaire & cofondateur, Ethnicity Multicultural Marketing + Advertising
  • James Temple, directeur, responsabilité de l’entreprise, PwC Canada

Bruce MacDonald, président-directeur général d’Imagine Canada, a souhaité la bienvenue aux participants et a brièvement présenté le rôle et les objectifs d’Imagine Canada. « Imagine Canada travaille pour amplifier la voix du secteur, favoriser le bien commun, préserver notre place privilégiée et la confiance dont nous jouissons dans la société et faire en sorte que le secteur ne perd rien de sa pertinence. »

Alors, comment se dessine l’avenir de la philanthropie au Canada?

1. La prochaine génération

D’entrée de jeu, Holly McLellan a affirmé que nous tous sommes les créateurs de l’avenir de la philanthropie. Selon elle « le temps est venu pour nous de remettre en question les normes traditionnelles de l’investissement et d’aligner notre financement avec notre mission. » En fin de compte, la question qui se pose est la suivante : quelles sont les valeurs que l’humanité veut défendre? « Ce chemin, nous devons le parcourir ensemble, comme équipe, tout en faisant participer nos jeunes. Nous devons leur offrir plusieurs points d’accès, plusieurs occasions d’entrer directement en contact avec le secteur. Et nous devons les aider à comprendre sa mission. » [traduction]

2. La pertinence

« Le nerf de la guerre, c’est la pertinence », a déclaré Bobby Sahni tout en expliquant les quatre éléments qui influencent sa vision de l’avenir du Canada :

  1. le visage changeant du Canada – l’immigration est la stratégie de croissance du Canada;
  2. l’intensification de la concurrence – les citoyens et entreprises sont inondés de demandes de dons;
  3. le numérique et les réseaux sociaux – nous choisissons de donner par l’intermédiaire de nos pairs et communiquons au-delà des frontières;
  4. la personnalisation et l’intégration exigée par les entreprises et consommateurs – les consommateurs demandent ce qu’ils peuvent faire au-delà d’écrire un chèque.

La présence des immigrants et de leurs propres préférences qui viendront amplifier notre diversité nous obligera, selon M. Sahni, de concentrer nos efforts sur différents micro-secteurs à l’avenir.

3. Des structures et discours qui évoluent

« D’ici 2020, chacun d’entre nous possèdera 6,58 appareils électroniques dotés d’accès à Internet. De plus, la technologie de blockchain changera la façon dont nous réfléchissons à la finance, y compris dans le secteur sans but lucratif », a expliqué James Temple. « Selon le discours prédominant que nous avons créé, les activités sans but lucratif n’ont pas d’importance. » Il recommande donc de créer un langage commun à tous les secteurs en mettant l’accent sur le développement du leadership, la création d’histoires et l’écoute des différents partenaires.

Aux dires de Mme McLellan, ses propres expériences lui ont montré que les adolescents comprennent réellement ce qu’est le travail caritatif lorsqu’ils ont la chance de voir des organismes à l’œuvre.

De son côté, M. Sahni est d’avis que nous avons tant à apprendre en s’inspirant les uns des autres et en adoptant les pratiques utilisées dans d’autres secteurs. « La perception générale est que les organismes sans but lucratif n’ont pas d’argent. » Il faudrait, a-t-il affirmé, adopter un discours plus progressif. « Les entreprises pourraient apprendre beaucoup de choses des organismes sans but lucratif, et vice versa. »

4. L’évaluation

Comment le secteur pourra-t-il répondre à la demande de plus en plus pressante pour une évaluation de ses résultats? Holly McLellan propose que, entre autres, les organismes doivent avoir accès aux mégadonnées compilées par le gouvernement et à des ressources supplémentaires pour apprendre à bien les utiliser.

L’évaluation est également un sujet brulant dans le secteur à but lucratif. Ainsi, Bobby Sahni prévoit que « l’analyse comparative gagnera en importance, puisque de nos jours, il faut savoir où l’on se situe pour décider de la marche à suivre. »

En matière d’évaluation, nous n’avons pas encore établi ce qui est essentiel et ce qui est seulement utile. Pour sa part, M. Temple pense que c’est là une des questions importantes que le secteur doit se poser.

5. Le développement du leadership

Vous avez trouvé une organisation qui vous plaît et au sein de laquelle vous avez envie d’évoluer professionnellement? L’omniprésence des contrats à court terme, de stages, etc. dans notre secteur rend la tâche de trouver des occasions de rester et de grandir au sein d’une organisation très difficile. « Plus souvent que non, c’est une question de chance, alors, il reste très important de se bâtir un réseau », a affirmé Mme McLellan. Selon Owen Charters, « notre secteur n’a pas les systèmes nécessaires en place pour amener les jeunes à évoluer dans les rôles de responsabilité », ce qui rend le développement du leadership très ardu.

Une piste de solution évoquée par James Temple serait un modèle renouvelé de mentorat et d’accompagnement. « Le mentorat inversé est un puissant outil qui permet de créer un espace sûr pour le développement du leadership. »

M. Sahni propose que nous devions peut-être changer notre perception du rôle de la direction générale et chercher des solutions à l’extérieur du secteur. De son côté, Holly McLellan pense que la question des conditions de travail décentes doit être soulevée dans ce débat afin de permettre aux organismes de retenir les employés qualifiés dans le secteur. Enfin, Owen Charters voit dans la capacité de tout un chacun d’utiliser les médias sociaux pour s’organiser une autre occasion à saisir.

 

Comment entrevoyez-vous l’avenir de la philanthropie? Faites partager vos idées dans la section réservée aux commentaires ci-dessous.

 

À propos de l’auteure

Suzanne Clark a occupé des postes de direction dans le secteur sans but lucratif dans le passé. Aujourd’hui, elle est partenaire au sein du Four Corners Group, où elle supervise les activités de recrutement de dirigeants dans les secteurs sans but lucratif et universitaire.

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