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9 conditions sine qua non pour des partenariats efficaces

Lundi, 30 Avril, 2018
Auteur invité
Ressources humaines
Jocelyne Daw
5 peoples fists bumping together as a team cheer

Le partenariat est sur toutes les lèvres. Or, parler de collaboration, c’est une chose, la mettre en pratique, une tout autre. Entretenir une réelle collaboration revêt un bon défi, surtout si elle implique des acteurs provenant de différents secteurs et systèmes. Tweet: Parler de collaboration, c'est une chose, la mettre en pratique, une tout autre. Entretenir une reelle collaboration revet un bon defi, surtout lorsqu'elle implique des acteurs provenant de differents secteurs et systemes. https://ctt.ec/yde2e+ via @imaginecanada #osbl

Le partenariat peut remettre en question les constellations de pouvoirs traditionnelles. D’un autre côté, s’il s’avère inefficace, il représente un grand gaspillage de ressources, alimentant du même coup l’idée d’un concept bien charmant plutôt que d’une pratique légitime pour obtenir de meilleurs résultats. Le partenariat n’est décidément pas la solution à tous les problèmes, car il doit offrir une valeur ajoutée et donner lieu à des résultats positifs. Il n’est efficace que s’il permet de créer un ensemble qui est supérieur à la somme de ses parties individuelles. Alors, comment faire pour bâtir un partenariat solide et utile qui peut engendrer des changements systémiques?

Outil diagnostique et de suivi

Les auteurs d’une récente étude menée par la Lankelly Chase Foundation (anglais) ont établi neuf conditions à la base d’un partenariat efficace. Ces conditions sont ajustables et interdépendantes pour évoluer en fonction des changements à l’intérieur du partenariat, que ce soit sur le plan des participantes, des relations ou des priorités. Cette liste de neuf conditions a été pensée comme un outil diagnostique et de suivi dont on peut se servir avant d’entamer un nouveau partenariat ou pendant un projet de collaboration pour faire des mises au point régulières et aider le partenariat à avancer dans la bonne direction.

1.  L’impact doit prendre le dessus sur les besoins organisationnels.

Les résultats escomptés pour l’ensemble des gens touchés dans un endroit donné doivent prendre préséance sur les besoins et limites des organisations individuelles.

2.  Les besoins des citoyens/clients sont au centre de la collaboration.

Le client se trouve au centre des décisions et démarches du partenariat. Les citoyens, parties prenantes et bénéficiaires alimentent la collaboration, au besoin, fidèle à l’adage : « Nihil de nobis, sine nobis » (Rien sur nous sans nous.).

3.  L’objet au cœur du partenariat est reconnu comme un enjeu systémique qui requiert de la collaboration.

La problématique abordée par les partenaires doit être de nature urgente, et il doit exister un consensus autour de la nécessité de réunir plusieurs organisations pour qu’ils trouvent ensemble des solutions.

4. Les partenaires respectent les acquis tout en restant ouverts à la nouveauté.

Les partenaires doivent respecter et exploiter les actifs de leurs pairs, tout en ayant la volonté d’essayer de nouvelles façons de faire. Tout le monde doit s’adapter au fur et à mesure que de nouvelles connaissances sont acquises et que de nouvelles méthodes font leur preuve.

5. Les partenaires doivent se faire confiance et être prêts à s’approprier les valeurs des autres.

La confiance, l’ouverture, des avantages mutuels et la volonté d’adopter différentes manières de penser permettent de créer des relations fortes et propices à produire des résultats. Réunis dans un objectif commun, les partenaires reconnaissent et appuient néanmoins les objectifs individuels. C’est l’acceptation de la valeur (et des valeurs) des autres qui permet de créer les conditions nécessaires à l’efficacité.

6. Favoriser les forces des gens et de la collectivité.

En se concentrant sur les forces présentes, un partenariat peut faire valoir les capacités et aptitudes positives des individus, des organisations et de la collectivité concernés. Cette logique, appliquée tant au système qu’aux bénéficiaires du partenariat, permet de bâtir une base très solide.

7. Un leadership partagé et collaboratif qui rassemble et encourage, sans ego.

L’action collective est guidée par un leadership axé sur la collaboration. Aucun individu ni aucune organisation ne peut s’approprier sa direction. Un leadership qui favorise la responsabilisation de chacun pour ainsi créer un mode de gestion collective reconnaît que les problèmes complexes nécessitent différents styles de direction à différentes étapes de l’action collective.

8. S’exposer aux risques dans des conditions propices à l’apprentissage et à l’adaptation.

L’exploration de nouvelles méthodes et la prise de risque calculée sont indissociables du processus de transformation communautaire. Les partenaires doivent donc être prêts à apprendre (idéalement, rapidement), à s’ajuster et à s’essayer à nouveau. Tout au long du processus, ils doivent soutenir la capacité des personnes et groupes touchés à s’adapter à leur environnement changeant.

9. Utiliser la collaboration comme une plateforme d’innovation.

Idéalement, la collaboration favorise l’innovation sociale, soit des solutions (produits, services, modèles, marchés, processus, etc.) qui répondent mieux à un besoin social que ne peuvent le faire les solutions existantes. Ces nouvelles solutions créent de nouvelles ou de meilleures capacités et relations grâce un usage bonifié des actifs et ressources.

Quitter les silos pour voir au-delà des frontières

Le partenariat offre une occasion unique pour revoir notre conception très étroite des rôles respectifs du gouvernement, des groupes sans but lucratif et du secteur privé. Il met en lumière les relations entre les divers facteurs et acteurs, tout comme le besoin de créer de nouveaux modèles pour réfléchir à la complexité des problématiques sociales.

Aucune organisation ni aucun secteur ne possèdent à lui seul les capacités et ressources requises pour relever les grands défis sociaux et environnementaux de notre temps. Si nous continuons à utiliser toujours les mêmes approches pour venir à bout de ces défis, nous ne serons pas en mesure de développer les solutions nécessaires pour créer notre avenir commun.

Pour provoquer des changements sur le plan systémique, les partenariats doivent dépasser les limites d’une organisation, d’un secteur, voire d’une discipline. Ils doivent intégrer de nouvelles façons de collaborer, de débloquer des ressources et de modifier les structures du pouvoir qui définissent notre société pour être réellement efficaces. Les partenariats intersectoriels représenteront un élément clé pour réimaginer nos villes et notre société. En s’assurant que ces neuf conditions soient mises en place avant et pendant leur collaboration, les participants pourront accroître l’efficacité et l’impact de leur partenariat. Tweet:

 

À propos de l’auteure

Jocelyne DawJocelyne Daw est une grande spécialiste dans le domaine des partenariats et de l’intégration intersectoriels, de la collaboration et de l’innovation sociale. Auteure et conférencière de renommée internationale, elle est également courtière et formatrice certifiée en partenariat. En collaboration avec les plus grandes organisations, elle conçoit des stratégies et partenariats communautaires novateurs et mesurables qui créent une valeur et un impact durables.

Nos auteurs invités s’expriment à titre personnel. Leurs opinions ne reflètent pas nécessairement celles d’Imagine Canada.

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