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Cinq erreurs fréquentes (et évitables) liées à la rédaction des propositions de subvention

Mercredi, 27 Mars, 2013
Bulletin mensuel sur la recherche de subventions

Imaginez que vous ayez eu une idée fantastique pour transformer votre collectivité et que vous ayez rédigé une proposition de financement solide. Après en avoir envoyé 100 exemplaires à des donateurs potentiels, vous attendez impatiemment que les fonds rentrent. Au lieu de cela, tout ce qui vous revient, c’est une poignée de lettres de refus et les coupons de McDo de cette semaine. Que s’est-il passé?

Dans le présent billet de blogue, nous mettons en évidence cinq des erreurs les plus fréquemment commises (et qui peuvent être facilement évitées) lors de la rédaction d’une proposition de subvention. Pour d’autres conseils sur la collecte de fonds, nous vous invitons à vous abonner à notre bulletin électronique, Bulletin mensuel sur la recherche de subventions.

Erreur #1 : Ne pas faire des recherches

Dans un article de la Chronicle of Philanthropy, Debbie Rey de la WK Kellogg Foundation a révélé que 80 pour cent des demandes de subvention qui arrivent sur son bureau sont immédiatement rejetées. Pourquoi? Les demandes de financement ne correspondaient simplement pas aux priorités de financement de la fondation.

Assurez-vous de concentrer vos efforts uniquement sur les bailleurs de fonds dont les priorités cadrent avec votre travail. Même s’il peut prendre beaucoup de temps pour examiner les priorités de chaque bailleur de fonds potentiel, nous croyons que cela s’avère moins coûteux (et moins frustrant) que de rédiger une demande de subvention qui finit dans la boîte de recyclage.

Pour plus d’information sur la façon de cerner des perspectives de financement appropriées pour votre organisme, consultez l’article intitulé Dresser la liste : À quoi reconnaît-on un bailleur de fonds potentiel?

Erreur #2 : Un besoin circulaire

Chaque demande de subvention doit comprendre un exposé de besoin bien rédigé. Comme nous l’avons déjà dit, l’exposé de besoin est le fondement de toute proposition de subvention et une occasion de communiquer au bailleur de fonds l’impact de votre travail.

Dans son Cours succinct sur la rédaction d’une proposition, le Foundation Center déconseille d’utiliser un raisonnement tautologique dans l’exposé de besoin. Ce type de proposition fait valoir que le problème repose sur un manque de ressources qui serait résolu par davantage de ressources. Une proposition devrait plutôt porter sur les résultats qui serait réalisés grâce au soutien du bailleur de fonds.

Un besoin circulaire (par exemple, « nous avons besoin d’embaucher un coordonnateur de programme parce que nous n’en avons pas un ») n’est pas très convaincant.  Un argument plus solide serait axé sur les résultats visés : « Avec des ressources supplémentaires, nous embaucherons un coordonnateur de programme qui, comme le montrent les résultats passées, nous permettra d’offrir nos services à 150 personnes de plus en 2014. »

Erreur #3 : La demande uniforme

Faute de temps pour chercher du financement, de nombreux demandeurs de subvention envoient la même proposition à des centaines de donateurs, dans l’espoir qu’au moins quelques-unes d’entre elles seront couronnées de succès.

Dans son livre, Six Rules for Developing Grant Proposals (« Six règles pour l’élaboration des propositions de subvention »), David Bauer explique que les bailleurs de fonds réagissent à ce genre de proposition de la même façon dont les gens réagissent aux publicités importunes. Il prétend que puisque vaut mieux soumettre une demande de subvention gagnante plutôt que 100 demandes infructueuses, il est essentiel pour les organismes de bienfaisance d’adapter leur proposition aux critères de chaque donateur.

Kelly Meighen, présidente de la TR Meighen Family Foundation, ajoute que les demandeurs de subventions doivent expliquer les corrélations entre le projet et les intérêts de la fondation. « Ils devraient être en mesure de justifier et d’expliquer comment nos critères seront respectés. »

Erreur #4 :  Ne pas tenir compte des procédures de demande

Certains donateurs demandent que les demandes de financement soient envoyées par courriel dans une courte lettre de présentation. D’autres demandent qu’une proposition complète soit présentée à l’aide d’un formulaire en ligne. Plusieurs donateurs préfèrent des demandes écrites, qui - comme ceux-ci le préciseraient - doivent inclure vos plus récents états financiers vérifiés et une liste des membres actuels de votre conseil d’administration.

Il peut parfois être tentant de ne pas tenir compte de ces critères. Vous êtes presque certain qu’un bailleur de fonds sera tellement captivé par votre proposition et votre cause qu’il n’aura rien contre le fait que vous n’ayez pas utilisé son formulaire de demande en ligne.

Un formulaire de demande peut paraître sans importance par rapport à l’évaluation d’une demande de financement dans son ensemble, mais des bailleurs de fonds comme la Fondation RBC reçoivent des dizaines de milliers de demandes chaque année. Une année, la Ford Foundation – l’un des plus importants bailleurs de fonds en Amérique du Nord – comptait tous les courriels, lettres de demande et propositions qu’elle recevait. Le total s’élevait à environ 144 000 demandes! Les procédures de demande sont conçues pour assurer un processus de sélection efficace. Par conséquent, si vous n’adhérez pas aux lignes directrices, un bailleur de fonds potentiel a là un prétexte très facile pour rejeter votre demande.

The Complete Idiot’s Guide to Grant Writing (« Rédaction des demandes de subvention pour les nuls ») explique que de nombreuses fondations jugent le professionnalisme d’un organisme, dans une grande mesure, selon sa capacité de suivre les procédures de demande. (Si vous avez récemment eu à embaucher un nouvel employé, pensez au nombre de CV que vous avez rejetés parce que le candidat n’a pas suivi la procédure précisée.)

Erreur #5 : Ne pas écouter les commentaires

Un rapport publié par le Centre for Charity Effectiveness at the Cass Business School encourage les organismes demandeurs de subvention à communiquer avec le bailleur de fonds avant de lui présenter une demande de financement si celui-ci offre la possibilité. Il s’agit d’un moyen idéal de faire une bonne impression et de déterminer si le donateur est susceptible de financer votre organisme avant que vous consacriez du temps à préparer une demande.

Si votre demande de subvention ne s’avère pas fructueuse, demandez au bailleur de fonds de vous faire part de ses commentaires. L’enquête effectuée par la Chronicle of Philanthropy sur les erreurs communes relatives à la recherche de subventions a révélé que bon nombre d’organismes de bienfaisance négligent de profiter de telles possibilités même si ces commentaires seraient extrêmement utiles pour l’élaboration de futures demandes de financement.

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Ce billet de blogue a ete publie dans le Bulletin mensuel sur la recherche de subventions, le bulletin electronique de Connexion subvention. Pour recevoir des conseils pour collecter des fonds, d’articles de blogues, et d’entrevues avec des bailleurs de fonds, abonnez-vous a ce bulletin d’information gratuit!!

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