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Communiquer l’impact par la visualisation de données

Lundi, 19 Septembre, 2016
Auteur invité
Technologie / Médias sociaux
Communication marketing
Rebecca Galloway

Dans le flot d’information qui nous arrive constamment par les médias sociaux et les courriels – articles de fond, vidéos de chatons et autres mèmes de Donald Trump –, les éléments visuels peuvent faire une énorme différence pour faire passer le message d’un organisme sans but lucratif (OSBL). Si vous devez capter l’attention de votre public assez longtemps pour expliquer un enjeu complexe, parler d’impact ou faire rapport de nouveaux développements dans le secteur, la visualisation de données (ou dataviz, comme on dit dans l’industrie) pourra s’avérer un puissant instrument à garder dans votre boîte à outils.

Les OSBL ont différentes options pour incorporer la communication visuelle à leurs données, dont les deux méthodes les plus courantes sont les infographies indépendantes et les graphiques intégrés. 

Plus qu’un attrait visuel, la visualisation de données est aussi efficace

Deux chercheurs ont conduit une petite expérience pour évaluer si différentes descriptions avaient la même force de persuasion. Pour ce faire, on a demandé aux participants de lire la description d’un faux nouveau médicament arrivé sur le marché. Après la lecture du texte, 68 % des participants croyaient que le médicament était efficace. Un sous-échantillon de personnes choisies au hasard a ensuite reçu une description des tests médicaux contenant un graphique de base, ce qui a fait bondir la part des participants croyant à l’efficacité du médicament de 68 % à 97 %. Le hic, c’est que le graphique ne contenait aucune nouvelle information, on n’y répétait que les renseignements déjà fournis dans le texte. Le seul fait d’ajouter un graphique à la description a donc rendu cette dernière beaucoup plus convaincante.

Pour maximiser l’effet de la visualisation de vos données, il faut du bon contenu

Avant tout, vous devez décider de l’histoire que vous voulez raconter et ce que vous voulez communiquer. Quel est l’objectif de l’infographie? Qui est votre public cible? Trouvez les données qui traduisent le plus simplement et clairement le message de votre OSBL, que ce soit des données compilées par vous-même ou accessibles par l’entremise de sources externes, comme les données du recensement or d’autres données ouvertes propices à renchérir votre message ou à donner du contexte à l’information fournie par votre organisation. 

Astuces (suite) :

  • Éviter d’utiliser trop de mots, concentrez-vous sur les concepts que vous voulez communiquer.
  • Créez des idées qui « coulent ». Au lieu de créer une liste de points indépendants les uns des autres, rédigez des fragments d’information qui, une fois assemblés, transmettent votre message.
  • Raffinez et réduisez votre texte le plus possible.
  • Indiquez la source des données utilisées.

De façon générale, on atteint un bon équilibre avec 70 % d’illustrations et 30 % de texte. Essayez de raccourcir le texte, de le subdiviser en petits fragments et d’utiliser les éléments les plus marquants comme titres pour vos illustrations et icônes.

Capter l’attention de votre public en intégrant de la visualisation de données à vos rapports

Les OSBL ont de plus en plus recours à la visualisation de données dans les divers rapports qu’ils produisent. Les rapports annuels, pour ne nommer que ceux-là, servent à la fois d’outil de relations publiques et de transparence. Voilà une occasion tout indiquée d’utiliser la visualisation de données afin d’augmenter la quantité d’information à transmettre à votre lecteur, qu’il s’agisse de vos employés, de donateurs, de décideurs politiques, de journalistes ou de vos administrateurs, et de lui donner la chance de découvrir le rapport et d’absorber toute l’information.

Souvent, c’est la taille des rapports annuels qui rend leur création épineuse. En 1996, la taille moyenne des rapports annuels produits par les sociétés cotées était de 44 pages. En 2000, elle était passée à 56 pages; en 2006, à 85 pages; en 2009, à 99 pages et en 2010, à 101 pages. Non seulement la production des rapports annuels prend de plus en plus de temps, mais le volume grandissant de ces documents rend la tâche de maintenir l’intérêt des lecteurs plus ardue. Pour voir plus clair dans ce brouhaha d’information excessive, rien de mieux que d’incorporer des diagrammes et infographies soigneusement réfléchis pour aider les lecteurs à assimiler une grande quantité d’information d’un seul coup.

Maximiser l’utilité des données avec l’interactivité

L’utilisation de la visualisation de données dans les rapports des OSBL n’a rien de nouveau. En effet, la majorité des organismes incorporent des diagrammes et des graphiques dans leurs rapports depuis des décennies. La vraie nouveauté qui introduit une nouvelle phase dans la création de rapports des OSBL, c’est l’interactivité. Des rapports interactifs permettent aux lecteurs de filtrer les données les plus pertinentes pour leurs besoins, ce qui s’avère particulièrement précieux dans le cas des rapports de sondage.

À titre d’exemple, un rapport du Calgary Chamber of Voluntary Organizations (CCVO). Chaque année, le CCVO prend le pouls de la santé et des expériences des OSBL et organismes de bienfaisance de l’Alberta en compilant des informations sur les finances, les demandes de services, la situation d’emploi et les prévisions économiques des organismes. Ces sondages permettent de connaître les tendances dans le secteur sans but lucratif albertain. Tant le secteur lui-même que le gouvernement, les bailleurs de fonds et les scientifiques se servent des résultats de ces sondages pour faire de l’éducation, de la sensibilisation et pour prendre des décisions éclairées. Sur un portail de données interactif, les utilisateurs peuvent rapidement et facilement filtrer les données selon la taille, le sous-secteur et la région pour isoler et comparer les informations qui leur importent le plus.

Avant tout, la visualisation de données permet aux OSBL de démontrer leur impact de manière efficace. Elle vous aide donc à communiquer l’excellence de votre travail, et ce d’une façon qui invite à l’engagement et favorise la compréhension d’informations complexes.

 

Ressources :

Quiconque souhaite intégrer la visualisation de données à ses communications peut choisir parmi une panoplie d’outils et de ressources. Voici quelques exemples (tous en anglais).

 

Photo : Ffunction

 

À propos de l’auteure

Rebecca GallowayRebecca Galloway est gestionnaire des communications chez FFunction, une agence primée spécialisée dans la conception de l’information à Montréal. Avant de se joindre à FFunction, Rebecca a travaillé pendant plus de dix ans en communications et développement des organismes sans but lucratif en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et au Canada. Elle est diplômée de la Victoria University of Wellington (N.-Z.) et s’intéresse particulièrement au croisement de l’art, du récit numérique, de la technologie et du design.

 

Nos auteurs invités s’expriment à titre personnel. Leurs opinions ne reflètent pas nécessairement celles d’Imagine Canada.

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