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Les élections comme occasion de financement?

Les élections comme occasion de financement?

Photo of two coffees on a table

Qui dit octobre 2019, dit élection fédérale. À l’approche de la date du scrutin, nous avons posé quelques questions à Bill Schaper, directeur des politiques publiques d’Imagine Canada, pour savoir comment ces élections influenceront le travail des collecteurs de fonds dans le secteur caritatif.

 

Est-ce qu’il existe des éléments particuliers pendant une campagne électorale que les organismes caritatif doivent considérer dans leurs efforts de financement?

Tant les médias que la population en général porteront plus d’attention sur certains sujets qu’en temps « normal ». Alors, si votre organisme a quelque chose à dire sur ces sujets, c’est le moment tout indiqué pour vous exprimer et faire davantage connaître votre travail (avec tout ce que cela signifie). Si vos positions résonnent auprès de la population, vous aurez la possibilité de créer de nouvelles relations avec différents partenaires. Il se peut également qu’un candidat ou un parti se positionne par rapport à un sujet qui pourrait mobiliser vos partisans. Par exemple, en 2015, Sans barrière Canada avait rassemblé plusieurs organismes caritatifs avant l’élection fédérale et avait créé une trousse pour aider d’autres organismes et leurs communautés à plaider en faveur d’une loi fédérale portant sur les Canadiens et Canadiennes vivant avec un handicap. Le gouvernement actuel avait alors fait de ce projet une promesse électorale et la nouvelle Loi a reçu la sanction royale cette année.

En même temps, les organismes doivent bien réfléchir à leurs activités dans le cadre de cette élection. Est-ce que les sujets abordés sont très controversés ou polarisants? Risquez-vous d’attirer trop d’attention et d’aliéner certains donateurs actuels ou potentiels?

Il faut aussi se rappeler que les partis politiques utilisent de moins en moins les événements et bénévoles, et de plus en plus des listes de numéros de téléphone et d’autres solutions pour assurer eux-mêmes leur financement, trouver des électeurs potentiels et inciter la population à voter. Alors, si les gens se sentent envahis, ils pourraient aussi décrocher complètement.

La période d’élection représente donc autant de possibilités que de risques, et ce qui fonctionne pour un organisme ne fonctionnera pas nécessairement pour un autre. En fin de compte, chaque organisme, y compris les membres du CA, les collecteurs de fonds, les employés et bénévoles, connaît le mieux sa communauté et saura juger de la situation.

Est-ce qu’il existe des stratégies de financement du monde politique que les collecteurs de fonds du secteur caritatif pourraient adopter?

Nous voyons aujourd’hui beaucoup d’activités en temps réel, c’est-à-dire, un politicien fait une déclaration controversée et en quelques heures, les autres partis créent et diffusent des appels aux dons pour profiter de cette situation. Souvent, ils demandent aux gens de donner des montants peu élevés comme 5 $ ou 10 $.

Les organismes caritatifs ne peuvent adopter la même rhétorique que les politiciens, mais ils devraient rester vigilants, car ce qui se passe pendant la campagne, tant à l’échelle locale que nationale, pourrait se prêter à des messages thématiques qu’ils pourraient faire circuler.

Quels enjeux sociaux se sont déjà démarqués ou se démarqueront pendant cette élection (éducation, soins de santé, environnement, etc.)? 

Les partis ont déjà choisi leur cheval de bataille avec des sujets comme les changements climatiques, l’assurance-médicaments, l’immigration et comment rendre la vie plus abordable pour plus de Canadiens et Canadiennes. Cela dit, jusqu’à maintenant, seulement deux partis ont dévoilé leur programme électoral au complet , et l’actualité nous réserve parfois des surprises qui peuvent faire dérailler n’importe quelle stratégie politique (pensons à l’année 2015 et la question des réfugiés syriens).

Est-ce que les organismes devraient se soucier d’exclure certains donateurs en faisant des déclarations de nature politique, ou devraient-ils plutôt s’exprimer politiquement pour attirer de nouveaux dons provenant de leurs donateurs actuels et de gens ayant les mêmes préoccupations qu’eux?

Comme j’ai dit précédemment, il n’existe pas de règle absolue. Avant de décider s’ils veulent s’exprimer publiquement, les organismes doivent prendre en considération différents éléments au-delà de la réaction de leurs donateurs actuels ou potentiels, notamment celle des personnes et communautés qu’ils servent et de l’ensemble de leurs partenaires. Les organismes et leur conseil d’administration sont vraiment les mieux placés pour évaluer le pour et le contre de la situation.

Les candidat(e)s proposent-ils des politiques qui pourraient bouleverser le secteur sans but lucratif?

Pour ce qui est de l’ensemble du secteur, les partis politiques n’ont pas encore rien proposé de tel, mais nous insisterons pour qu’ils dévoilent leur vision pour notre secteur. Nous mettons également en lumière le travail réalisé par les organismes de bienfaisance et sans but lucratif pour promouvoir leur mission respective et nous diffuserons de l’information sur les programmes électoraux au fur et à mesure qu’ils seront publiés par les partis.

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